Université Paris 13

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Motion du LIPN et du département informatique de l’Institut Galilée, Paris 13, le 22 juin 2016

La fusion n’est pas une réponse à l’échec de l’Idex de la Comue Université Sorbonne Paris Cité (USPC).
A la suite de l’arrêt de l’Idex de la Comue Université Sorbonne Paris Cité (USPC), le président d’USPC, dans une lettre diffusée par la présidence de Paris 13, a demandé aux établissements de la communauté d’universités et d’établissements (Comue) d’entrer dans un processus de fusion rapide.

Les raisons affichées de la fusion à marche forcée sont infondées :
– Classement de Shanghai : rappelons que la taille de l’université n’est pas un facteur décisif ni un projet de politique scientifique et de formation.
– Fusion préalable nécessaire pour l’obtention d’un nouvel Idex : c’est un engrenage infernal sans vision à long terme.
– Gain pour Paris 13 : toutes les universités d’USPC n’ont pas les mêmes moyens, il est reconnu que Paris 13 est en déficit de plusieurs centaines de postes, nous ne croyons pas que la fusion amène à des transferts de personnels des partenaires vers l’Université Paris 13.

Nous contestons l’urgence qui nous est imposée et nous pensons fondamental de se donner du temps pour définir un véritable projet pour USPC qui concerne tant les formations que les laboratoires.

Nombres de voix : Oui : 34 Non : 3 Ne se prononce pas : 3

Vous ne ferez pas de vieux os

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Assemblée générale, département de mathématiques, Paris 13, le 16 juin 2016

Suite à l’arrêt de l’Idex de Sorbonne Paris Cité (SPC), la présidence a demandé aux établissements de la Communauté d’universités et d’établissements (Comue) de rentrer dans un processus de fusion rapide. Des discussions sont en train de s’engager au sein de l’Université Paris 13 et de ses conseils afin de construire, selon le diktat à la mode du « big is beautiful », un mastodonte à même d’apparaître dans le classement de Shanghai et de déposer au plus vite une nouvelle candidature à l’Idex.

Comme par ailleurs :
– jusqu’à présent l’apport financier de l’Idex à Université Paris 13 ne contribuait que pour 1 % de son budget (hors masse salariale),
– que l’attribution d’un 4ème Idex en île-de-France est hautement improbable,
– et que les motivations autour du classement de Shanghai ne peuvent constituer l’alpha et l’omega d’une politique scientifique et d’une offre de formation,
il nous semble indispensable de peser les contreparties pour l’ensemble des membres de SPC et pour l’Université Paris 13 en particulier.

Les économies espérées d’un tel regroupement, au regard du coût non négligeable d’une couche administrative supplémentaire, augurent mal des évolutions du nombre de personnels administratifs, enseignants et chercheurs. Alors que l’Université Paris 13 est largement déficitaire en personnels (un déficit qu’on peut évaluer à plusieurs centaines de postes), nous nous retrouverons dans une superstructure excédentaire (selon le même modèle, autour d’une centaine de postes).

Est-il raisonnable d’espérer des transferts de personnels des partenaires vers l’Université Paris 13 pour compenser ce déficit ? Nous n’y croyons pas et pensons qu’il sera demandé à l’Université Paris 13 de se délester de certaines missions d’enseignement (par exemple d’une partie de ses masters, de l’école d’ingénieurs…). Plus que jamais l’Université Paris 13 a une mission fondamentale à assurer sur le territoire nord francilien et ce n’est certainement pas en l’affaiblissant qu’elle pourra la mener dans les meilleures conditions.

L’éloignement d’avec les services administratifs et d’accompagnement de la recherche, aussi bien pour les enseignants/chercheurs que pour les étudiants, signera la fin d’un service de proximité nécessaire au bon fonctionnement d’une UFR, alors dispersée sur plusieurs sites.

Pourquoi alors se lancer à la hâte dans un projet si définitif pour l’avenir de tous les personnels alors que des collaborations réfléchies au sein de SPC, pour peu qu’elles soient élaborées dans le respect des traditions universitaires de collégialité, auraient les avantages de la simplicité et de l’efficacité ?

Devant un tel constat le LAGA et le département de mathématiques de l’Institut Galilée, réunis en assemblée générale ce jeudi 16 juin 2016, ont voté (56 voix pour, 2 voix contre), la présente motion réclamant l’arrêt du processus de fusion et demandant que l’Université Paris 13 concentre énergie et temps disponibles à la résolution des problèmes de fond de notre université comme les conditions d’accueil et des débouchés des étudiants ainsi que les conditions de travail des personnels administratifs, enseignants et chercheurs.

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Gloups

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